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PARADIS BLANC
MARINE BRETONNE
L'ORQUE BLEU
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LA CONSTELLATION DE L'OTARIE

Galerie de Catherine FARUCI GARNIER

Infos et Contact

http://www.linstant-zen.fr/

 

"Une scénographie statuaire issue de l'univers de la danse"...

 

Catherine Garnier travaille aujourd'hui le mouvement en sculpture. Elle construit la logique d'une occupation spécifique des corps dans l'espace. Positions, enlacements, elle étudie l'interface esthétique qui peut se dégager de la frontière infime qui sépare l' immobilité du mouvement. Elle en a entrepris l'expression de leur symbiose au travers de ses œuvres "Mouvements 2009".

Duo de corps.

Postures en dualités, bi-nomes, le couple, objet et sujet d'une dialectique visuelle, narrative, allégorique... La particularité de ses modèles, ses personnages, nous emmènent dans un univers où les plastiques du corporel, en dualités et situations plurielles, ouvrent une nouvelle imagerie... L'artiste a connu une période de sculpture avant 2009. Sculptures de couples entrelacés intitulés "Unions" . Avant de travailler le mouvement Catherine Garnier à élaboré ces sculptures ou l'immobilité des positions dans l'espace proposaient un questionnement en termes de message. Ainsi dans sa statuaire intitulée "Union 2008" apparaissent au travers des entrelacements des corps, l'inclusion de chaînes, comme artefact externe qui empêche le mouvement. Clarifiant ici l'immobilisme avec une causalité définie. Allégories avec ses "Unions", du non-mouvement dû à tous les impossibles, mais aussi toutes les suppositions de l'enchaînement, moral, depuis celui du mal d'être individuel jusquà celui plus sociétal.

A partir de 2009 - année d'évolution dans le travail de l'artiste - c'est l'abandon de la chaîne allégorique qu'elle associait à ses sculptures. La nouvelle période de sculpture actuelle de l'artiste marque un travail sur le mouvement. Elle élabore une nouvelle vision possible du mouvement dans le dualisme du regroupé, avec le jeux de positions entre deux corps enlacés, à la fois entre statique et mobilité. Il apparait avec pertinence une innovation expérimentale et conceptuelle au travers de ses œuvres intitulées "Mouvements". Catherine Garnier y explore les différents états du déplacement du corps. Corps arrêté, replié, regroupé, celui dans l'ambivalence d'une fixité ou figé d'apparence pour être mieux en dynamique interne, intérieure... Corps en cours, au ralenti ou en intention de pose... Le sculpteur recherche la lisibilité esthétique des éléments des corps en visuels dans l'espace, tout en donnant aux dos des danseurs, un rôle important dans le jeu des repliements corporels, comme ces postures de "Mouvements 2009". Garnier montre un autre sens à l'état du corps dans sa relation à l'immédiateté. Apportant ainsi à l'art statuaire un nouveau regard contemporain.

Les scénographies statuaires de Catherine Garnier.

On ressent la statique des corps capturer l'énergie pour conditionner un mouvement fait à la fois d'intériorité et d'occupation de l'espace... Pour l'artiste la danse, la sculpture, comme le mouvement ou le non-mouvement ne sont pas antinomiques. Le mouvement, peut devenir en danse, comme en sculpture, une énergie contenue pour mieux exprimer la dynamique. Aller plus loin que l'immédiateté du présent ou du geste. La notion de mouvement peut se ressentir, se dégager comme un écho, une mémoire de formes, un impact dans l'espace, à partir de corps immobiles. Les œuvres de l'artiste sont là pour le montrer, le faire ressentir au spectateur...
La caractéristique innovante de cette élaboration expérimentale de Garnier c'est, avant tout, d'avoir eu l'idée de transposer, transférer, dans la composition statuaire, la scénographie mouvante de la danse en donnant un sens à l'immobile... Son arrêt-sur-image reste totalement connecté à l'histoire du couple qui danse, on ne sait s'il s'est arrêté ou en continuation. Le moment immortalisé par Garnier reste autant moment de vie. Ses "Mouvements" expriment le lien avec d'autres volumétries de l'environnement scénique. Il y a une réflexion sur le ressenti de l'espace, de ces corps qui dansent. C'est une autre perception de la dimension esthétique du lieu et du mouvement.. Corps en duo qui repliés font groupe. A la fois dualité et unité dans l'espace. A la fois rythme et silence. Pas et pause. Interface de l'appréhension par l'humain d'une certaine cosmicité.

Catherine Garnier précise: " ...c'est l'expression du dépassement de l'enveloppe charnelle, d'où l'aspect nu de mes sujets, débarrassés de signes de société, ou d'appartenances sociales." L'artiste apprécie le style de danse Butô, leur aspect souvent dénudé, la relation au sol, à la terre, comme un retour à l'essence de l'être... La plasticienne questionne le spectacle de cette danse, de la danse, de l'introspection expressive, de l'extraversion esthétique, qui peuvent permettre de mieux vivre, se retrouver soi-même, face à sa propre histoire, face à la société au quotidien... C'est aussi cette fonction spécifique du spectacle de danse qu'intègre Garnier en sculpture. La spiritualité qui peut émaner de sa statuaire doit pouvoir aussi renvoyer le spectateur d'art à des valeurs essentielles. Les scénographies des "Mouvements" de Catherine Garnier tendent à induire, illustrer les propos de la danse, dans leur potentiel d' intemporalité. Garnier veut inclure dans sa recherche, la notion de spiritualité au sens large, la vie, la mort, mais aussi le sens de l'existence au quotidien. Le sculpteur produit un nouveau segment de recherche contemporaine, particulièrement intéressant, avec un contenu à la fois avant-gardiste et référent.

Antoine Antolini, Novembre 2009
Centre de recherche en art et en conservation du patrimoine (CRACP)

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